Paris, entre réunion, attentats, promenade et prière…

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La Seine et un bateau-mouche

La Seine et un bateau-mouche

Quelques images d’un WE bigarré, amical, travailleur, baladeur, priant… dont je me souviendrai !

Paris, du 13 au 15 novembre 2015

Logement dans le Xème arrondissement, à quelques centaines de mètres des lieux des attentats (mais je ne le comprendrai que plus tard); réunion du CA d’Ars et Fides déplacée de Notre-Dame à mon hôtel; restos pratiquement vides; touristes un peu hébétés, ne pouvant entrer dans les musées; deux messes particulièrement ferventes portant les victimes et les bourreaux dans la prière; la chapelle de la rue du Bac comme d’habitude d’où monte une prière continue…

Et Paris, bellissime sous un soleil éclatant, un vrai jour d’été indien, qui met ses drapeaux en berne et voit des armée de policiers et de soldats passer dans ses rues…

 

 

C’est comme ça un Marché fermier à Havrenne !

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Samedi 5 septembre 2015,
premier Marché fermier à Havrenne :
tous les participants à l’habitat groupé se sont coupés en quatre pour accueillir les visiteurs -manifestement bien plus nombreux que d’habitude !

Grand succès donc pour cette première édition d’une manifestation locale, bio, chaleureuse, destinée à faire connaître au grand public les bienfaits de la vie saine au grand air, comme, par exemple, les délicieux légumes bio des Pousses Vertes, entreprise de maraîchage située entre Rochefort et Marche.

Bravo à Soline & Grégoire, à Véronique & Pierre, et à tous leurs voisins de la Ferme du Pré de Tîse (puisque tel est le nom de leur habitat), pour l’ambiance archi-sympathique, joyeuse, musicale et familiale de cet après-midi !

101 ans consacrés au Seigneur !

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Une des religieuses avec laquelle j’ai eu le plus de contacts et avec qui j’ai beaucoup travaillé au magasin du monastère La Font Saint-Joseph du Bessillon à Cotignac vient de partir pour le Ciel, le 16 juillet, en la fête de Notre-Dame du Mont Carmel.

Je n’ai pas pu assister à ses funérailles, mais j’ai reçu le texte de l’homélie prononcée par l’aumônier et oblat du monastère, le père Eric Rebuffel.

Je vous le livre avec émotion…

Frères et sœurs,

Depuis 2000 ans, c’est-à-dire depuis l’incarnation du Fils de Dieu parmi les hommes, il n’est pas nécessaire de monter au plus haut des cieux pour contempler le Mystère divin. On peut le contempler ici-bas dans tous ceux qui, du jour de leur baptême, ont été habités par l’Esprit de Dieu et qui, lorsqu’ils ont une vie toute plongée en Dieu, rayonnent autour d’eux la présence de Notre Seigneur.

Je crois que c’était bel et bien le cas de notre chère Mère Imelda.

Dans ce Mystère divin incarné dans notre sœur, je voudrais souligner deux traits :

Tout d’abord LA FORCE.

On ne vit pas 101 ans sans avoir une sacrée force de caractère et une sacrée force physique. Même si les apparences pouvaient être trompeuses (Mère Imelda n’était pas une armoire à glace !).

Elle avait la force tranquille des endurants qui ne gaspillent jamais leur force. Si je ne me trompe, à l’aube de ses 100 ans, elle rendait encore des services à la communauté en matière de comptabilité ! et jusqu’au bout elle a été une oreille attentive à chacune de ses sœurs  et une bouche pleine de bons conseils remplis de sagesse.

Le second trait que j’aimerais souligner peut paraître contradictoire avec le premier. C’est L’ABANDON. S’abandonner plein de confiance entre les mains du Seigneur, renoncer à sa volonté propre pour remettre sa vie entre les mains de Dieu.

La vie religieuse est remplie d’abandons, de renoncements et la vieillesse encore plus. Mère Imelda les a vécus avec foi, mais vous êtes toutes témoins, mes sœurs, qu’il était dur pour elle de ne plus être autonome et de dépendre de ses sœurs, tant elle ne voulait gêner personne.

Ces deux traits, LA FORCE et L’ABANDON ont donné une sœur très observante qui a mis toute son énergie à suivre la règle de notre Père Saint Benoît. Toute son énergie à suivre le Maître par excellence, Notre Seigneur, qu’elle avait épousé le 15 août 1940 en la cathédrale de Lodève.

Pendant plus de 75 ans, Mère Imelda s’est imprégnée de la Parole de Dieu et de la Sainte Règle. Aussi est-ce une âme pétrie de la spiritualité bénédictine qui se présente aujourd’hui devant le Seigneur. Une âme pétrie LONGTEMPS ! et vous savez que le temps est sacré.

Ce qui pousse vite ne dure pas longtemps. Pour faire un beau chêne, il faut 100 ans et alors c’est du solide !

Certes, Mère Imelda devait être prédisposée à suivre le Christ. L’éducation donnée par les parents Héricher à la petite Denise a contribué à donner la Mère Imelda que nous connaissons, mais il y a eu ensuite tous les NON au monde et tous les OUI au Christ ainsi que tout le travail de la grâce qui ont donné une âme aussi disponible et confiante ; prête encore ces derniers jours à repartir à Médéa si ça avait été la volonté de Dieu.

Le 16 juillet dernier, en la fête de Notre Dame du Mont Carmel,  totalement abandonnée dans le cœur de Dieu, Mère Imelda a atteint le sommet du Carmel : LE CHRIST ! Le point culminant de sa vie.

Le visage paisible et lumineux qu’elle donnait à voir ces derniers jours manifestait qu’elle était déjà dans la lumière. Sa présence et sa participation dans la prière, jusqu’au bout, manifestait qu’elle était près du but.

La manière dont on meurt montre bien souvent comment on a vécu.

Mère Imelda, votre mort est pour nous tous qui vous avons accompagnée, un témoignage de vie. Un témoignage de vie éternelle !

Amen.

Sceau Saint-Joseph du Bessillon