Étiquettes
Abbaye de Châalis, Abbaye de Royaumont, Artemisia Gentileschi Musée Jacquemart-André, Château-fort de Sedan, Saint-Leu-d'Esserent
Quelques jours d’escapade pendant que le gîte est occupé et que les clients n’ont pas besoin de moi 😉 – Au programme :
- Château fort de Sedan
- Cathédrale-basilique de Saint-Denis (92)
- Musée Jacquemart-André, expo Artemisia Gentileschi à Paris
- Abbaye de Royaumont (95)
- Église de Saint-Leu-d’Esserent (60)
- Abbaye de Châalis (60)
Les différentes étapes sont localisées sur la carte, tout en bas de l’article.
- Première étape : le château-fort de Sedan, jamais visité, alors que je suis passée des dizaines de fois à proximité. Immense ! De nombreuses activités, hélas un orage annule la visite guidée, et j’assiste à une démonstration de jonglerie (à l’abri de la pluie) puis je me balade dans le château avec un audio-guide, et il y a de nombreux panneaux, c’est intéressant, voire franchement spectaculaire !

Château-fort de Sedan
♠♠♠♠♠
Cathédrale-basilique de Saint-Denis
Après 24h chez mes amies à Faremoutiers, je prends la route de Saint-Denis près de Paris, où je me régale de la visite de la basilique-cathédrale. Ici, par contre, je suis une visite guidée de plus de deux heures : le guide, stagiaire et un peu stressé (il doit encore passer un examen !), et d’une érudition impressionnante, entre terriblement dans les détails, jongle avec la généalogie des rois de France dont les tombeaux sont présents -tous passionnants à décortiquer.

♠♠♠♠♠
Paris : Musée Jacquemart-André et exposition Artemisia Gentileschi
Le lendemain, RV à Paris avec JMNM devant le Musée Jacquemart-André, que nous apprécions tous les deux, pour y découvrir l’œuvre d’une artiste italienne du XVIIème siècle, dont nous avons appris l’existence il y a quelques mois seulement, Artemisia Gentileschi (1593-1656). Surprenante artiste, dont Alexandra Lapierre a « tiré le portrait » dans un roman particulièrement érudit et approfondi. Élève, puis rivale de son père Orazio, qu’elle finira par rejoindre à Londres pour l’aider à terminer à peindre un plafond gigantesque dans un palais princier.
Après la foule (la cohue ?) dans le petit espace de l’exposition, il est agréable de reparcourir les salles du musée, truffées d’œuvres raffinées, collectionnées par ce couple de passionnés, Edouard André et Nélie Jacquemart, elle-même peintre renommé, dans le Paris haussmannien.
♠♠♠♠♠
Après un rapide déjeuner dans un bistrot du coin (aux serveurs tellement gentils que nous avons du mal à nous croire à Paris), JM part pour son Médoc bien-aimé, tandis que je prends la route vers le nord et l’abbaye de Royaumont (95), fondée par Saint Louis et sa mère Blanche de Castille, et désormais fondation destinée à la promotion des arts et des artistes. Intéressant !
Abbaye de Royaumont

Abbaye de Royaumont
♠♠♠♠♠
Saint-Leu-d’Esserent
Après avoir logé à qq km de notre lieu d’escapade de février dernier, je jette un coup d’œil à l’ancienne église clunisienne de Saint-Leu-d’Esserent (60), malheureusement fermée. Cette église surplombe le village et la vallée, et est visible à des kilomètres à la ronde, ce qui m’a amenée à aller voir de plus près.
♠♠♠♠♠
Abbaye de Châalis
Enfin, dernière étape de mon escapade : l’ancienne abbaye de Châalis (60), propriété léguée à l’Institut par… Mme Jacquemart-André, qui en avait fait, avec son mari, un autre lieu accueillant leurs collections. Outre quelques pans de murs en ruine, il y a une chapelle décorée de fresques par le Primatice (XVIème siècle), que le roi François Ier avait fait venir en France, une roseraie qui doit être splendide à la bonne saison 😉 et l’ancien palais abbatial, transformé en galerie de chefs-d’œuvre. Le tout dans un état tristounet, grisâtre, sans visiteurs, face à un parc d’attractions qui attire manifestement, lui, des milliers de visiteurs…

Chapelle décorée par le Primatice, avec un monument à Mme Jacquemart-André : comment cette chapelle a échappé aux destructions révolutionnaires, je ne sais pas… mais cet article lu quelques semaines plus tard me l’apprendra.
La roseraie, sans roses, et le parc avec les ruines
Et, enfin, le palais abbatial devenu musée (les photos des fauteuils spécialement pour JM)
Que de merveilles vues en si peu de jours ! Merci, Seigneur !
Bravo et merci pour cet intéressant reportage! L’Ile de France regorge de trésors, souvent bien conservés, ça vaut vraiment la (petite) peine de les découvrir…
Et notre chance, c’est que c’est tout près de chez nous 😉 !
Pingback: Paris : 3 expositions et bien plus ! | Caté à Dreusdeille