Escapade alsacienne

Deuxième escapade de l’été (chaud !) 2026, en Alsace cette fois. Comme cadeau pour ses 70 ans, j’avais offert à BCh un voyage « où elle voulait », c’est-à-dire de l’accompagner quand et où elle le souhaiterait. 

Comme des amis à elle fêtaient leurs 60 ans de mariage au Mont-Sainte-Odile, elle m’a proposé cette escapade. Logiquement, j’aurais dû l’emmener dans ma voiture. Mais, la veille de notre départ, il s’est avéré qu’un de mes pneus se dégonflait tout doucement sous l’effet d’une « crevaison lente » (merci, les neveux !), et je n’ai donc pas pris le risque de partir avec mon Rifter. C’est B. qui a dû conduire tout le long du voyage, la pauvre, ce n’était pas vraiment ça qu’elle espérait -j’en suis encore bien marrie pour elle.

Bref, nous voici à Saverne, non pas pour le déjeuner, comme espéré (merci, Orange – Voo), mais pour le goûter, après avoir admiré l’Office du Tourisme et  l’ancien couvent des Récollets dans lequel l’Office est installé, puis le gigantesque château des ducs de Rohan, la vieille ville et l’église Notre-Dame de la Nativité, le tout en grès rouge de la région (« grès rouge des Vosges »). Photos !

Ancien couvent des Récollets de Saverne

Château des Rohan à Saverne

Église Notre-Dame de la Nativité à Saverne

et son très surprenant gisant du Christ avec un énorme trou dans la poitrine (pour y mettre la réserve eucharistique le jeudi saint, est-il indiqué)

… et une glace face au château, après courte balade dans la vieille ville

De là, nous reprenons la route vers Blaesheim, où nous attend notre hôtel, Au Boeuf (il paraît que c’est courant en Alsace de désigner les hôtels par le nom d’un animal). Recommandation chaleureuse tant pour l’hôtel que pour le restaurant (malheureusement ouvert seulement un des deux soirs de notre séjour, sinon nous aurions encore plus profité de ses spécialités…).

Dimanche, nous prenons paisiblement la route, à travers les vignes, vers le Mont-Sainte-Odile, où nous assistons à la messe ; puis B. part déjeuner avec ses amis, tandis que je passe une après-midi « lecture et écriture de cartes » dans le domaine ; j’ai la chance d’assister aux vêpres et à la procession du Saint-Sacrement qui suit ; de l’église, la procession part vers les murs extérieurs ; là, le célébrant bénit l’Alsace qui s’étend à nos pieds, splendide moment ! Il fait très beau et chaud, et cette visite complète bien celle faite il y a quelques années, à la fin octobre 2015 ou 16, avec mes amis de la Lectio.

Photos de l’intérieur de l’église où a lieu l’adoration perpétuelle

Le monastère est à nouveau occupé par une communauté religieuse, et comporte une très grande hôtellerie, au milieu d’un jardin très soigneusement entretenu. Le lieu a reçu la visite de saint Jean-Paul II, et le flot de touristes et pèlerins est impressionnant !

Procession du Saint-Sacrement et retour à l’église : l’adoration reprend ; l’ostensoir est hissé sur une petite plate-forme tournante au-dessus de l’autel ; pendant les offices, c’est un crucifix qui est visible, astucieux !

J’apprécie aussi beaucoup la présentation qui est faite du monastère, de son histoire, de l’histoire de sainte Odile, et du parcours qu’il est possible de faire dans les différents bâtiments.

Et la vue *** qui « vaut le voyage », dirait Michelin 😉 !

B. a retrouvé une amie, participant au même déjeuner de fête, et qui séjourne quelques jours à l’hôtellerie du monastère.

Retour à Blaesheim pour la deuxième nuit. Lundi matin, nous reprenons la route et, après un passage dans un Intermarché (hé oui, les produits français difficiles à trouver chez nous !), nous nous arrêtons pour admirer la splendide église romane des Saints-Pierre-et-Paul de Rosheim. Des éléments ultra-modernes donnent une tonalité très originale à cet édifice. Je suis très touchée aussi par les post it de toutes les couleurs, où les passants sont invités à « dessiner un merci » (une idée pour Becco ?). Nous faisons connaissance avec saint Maurice Andlauer, enfant du pays, patron des paroisses locales réunies : jésuite missionnaire en Chine, il a été massacré lors de la résolte des Boxers (1900), béatifié en 1955 et canonisé en 2000.

Encore une petite étape à Marmoutier, au sud de Saverne, où nous admirons l’ancienne abbatiale à l’histoire longue et mouvementée, qui mériterait une visite plus approfondie ou guidée… ce sera pour une autre fois, nous devons rentrer en Belgique !

Merci, chère B., pour cette escapade alsacienne,
je suis prête à recommencer 🙂 et à retourner Au Boeuf !

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