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Saint-Valéry-sur-Somme

À quelques kilomètres de nos chambres d’hôtes, se trouve la ravissante petite ville de Saint-Valéry-sur-Somme : nous décidons d’aller nous y balader, en laissant nos voitures à l’entrée de la ville, marcher au bon air de la mer nous fera le plus grand bien !

Commencée le long de la Somme, notre promenade nous mène dans la partie haute, et médiévale, de la ville : nous y rencontrons des traces de Jeanne d’Arc et de sainte Julie Billiart, notre compatriote !

Prêts à quitter l’église Saint-Martin, nous apprenons qu’une messe va y être célébrée : nous sommes tous heureux de nous y joindre. Les « étrangers » (nous 6 + 2 autres personnes, venues de la Seine Maritime !) représentent près de la moitié de l’assistance, à la plus grande joie du célébrant ! Messe chantée… ou plutôt cacophonée ;-), mais pleine d’enthousiasme et de ferveur, merci au Seigneur pour ce cadeau 🙂 !

Nous retraversons la ville pour aller récupérer nos autos, et l’une de celles-ci grimpe jusqu’à la chapelle Saint-Valéry, dite aussi chapelle des Marins, car elle est installée au sommet de la falaise.

Très subtilement, une grille (et non un mur) ferme la chapelle fraîchement rénovée, dont l’intérieur est ainsi toujours visible. À retenir pour nos églises qui sont si souvent fermées ?

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Le lendemain matin, par un temps plus que maussade, nous décidons de monter jusqu’à l’abbaye de Valloires, sans nous balader dans les jardins, étant donné la pluie…

Et nous avons la chance d’avoir une visite guidée rien que pour nous, par une charmante jeune guide qui connaît parfaitement son sujet. Nous sommes émerveillés par l’excellent état de ces bâtiments qui, depuis près d’un siècle, accueillent des enfants et des jeunes en mauvaise santé d’abord, puis placés par le juge.

La visite ne se fait pas dans les bâtiments utilisés par cette institution, mais bien dans les locaux du XVIIIème siècle, église abbatiale, quartier de l’abbé, salle capitulaire, exploités comme hôtellerie et lieux de réception ou de concerts. Nous écoutons avec passion l’histoire de Melle Thérèse Papillon qui, en 1922, a acheté et sauvé l’ensemble du site… et permis à ces jeunes d’y recouvrer santé et vie familiale !

L’église abbatiale, au décor rococo, comporte une très curieuse suspension pour l’exposition de l’Eucharistie, des grilles splendides, des statues originales, des gisants, et une morille accrochée à la voûte de la chapelle absidiale, en souvenir de la légende qui raconte que c’est grâce aux morilles, indiquant un sol fertile, que les cisterciens se seraient installés ici au XIIème siècle : vaut le détour ! Wikipedia vous en dira plus… mais nous vous recommandons surtout la visite sur place !